Les relations modernes entre le Japon et la France ont débuté par la signature, le 9 octobre 1858 (soit le 3 septembre dans l’ancien calendrier lunaire du Japon), du Traité de paix, d'amitié et de commerce entre les deux pays.

Ce traité comportait, comme tous ceux conclus à la même époque avec les autres grandes puissances occidentales, des clauses parfois inéquitables: ainsi, par exemple, il ne reconnaissait pas au Japon le droit de fixer librement ses tarifs douaniers, il accordait aux ressortissants français l’exterritorialité sur le sol japonais. Néanmoins au terme de négociations longues et délicates, ces points finirent par être révisés. Mais malgré tout, avec la signature de ce traité, qui instaurait des relations diplomatiques formelles entre les deux pays, la France, à l’instar des autres grandes puissances occidentales, se trouva en mesure de coopérer désormais à l’effort de modernisation du Japon.

Pour mener à bien cette modernisation qui prit son essor lors de la Restauration de Meiji (proclamée en 1868), le Japon avait besoin de disposer des connaissances et des technologies les plus avancées d’alors que possédait la France. Cette dernière, considérée à cette époque comme l’un des modèles du développement industriel et moderne, fut pourvoyeuse de savoir et exerça son influence sur l’archipel.

A cette même époque,les arts japonais (estampes ukiyo-e, peintures ou céramiques, par exemple) provoquèrent également un grand bouleversement dans les milieux des beaux-arts et des arts décoratifs, en pleine mutation. C’est sur ce japonisme qu’allaient se fonder notamment l’Impressionnisme et l’Art nouveau.

La genèse de nos relations s’explique ainsi : par un transfert de technologies françaises vers un Japon encore à l’aube de sa modernisation.Les relations évoluèrent par la suite vers des échanges axés sur l’art et la culture.Aujourd’hui, bien au-delà de ces socles premiers, des relations profondes se sont nouées dans des domaines variés  : la politique, l’économie,le sport, la mode, la gastronomie.


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