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La reconstruction "visible" : établissement du système des zones prioritaires pour la reconstruction, arrêt à froid des réacteurs, etc...

 Mesures prises en faveur de la reconstruction

Alors que l'année 2011 touche à sa fin, nous continuons sans relâche nos efforts en faveur de la reconstruction. Depuis le grand séisme de l'Est du Japon qui a frappé l'archipel, ces efforts portent leurs fruits, et le Japon est désormais engagé sur une voie stable vers le rétablissement. Un peu plus d'un mois après le séisme, la plupart des infrastructures de transport des zones sinistrées, dont le train à grande vitesse shinkansen et les autoroutes, connaissaient un retour à la normale. Par exemple, l'aéroport de Sendai, fermé suite à d'importants dégâts, a réouvert le 13 avril dernier. Le Gouvernement a également pris des initiatives majeures, notamment à travers la mise en place le 11 avril de la « conférence sur le plan pour la reconstruction », composé d'un noyau d'experts et des gouverneurs des départments touchés.

En réponse aux instructions du Premier ministre du 12 avril, la société TEPCO a présenté le 17 avril après-midi sa feuille de route pour sortir de la crise de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Le 7 juin, le Gouvernement japonais a rendu public un rapport soumis plus tard dans le mois à la Conférence ministérielle de l'AIEA sur la Sûreté nucléaire. Il a en outre commencé une analyse en profondeur des causes de l'accident, en créant une « commission d'enquête et de vérification » sur Fukushima. En septembre, à l'occasion du conseil des gouverneurs et de la Conférence Générale de l'AIEA qui se sont tenus à Vienne, le Gouvernement a présenté un rapport complémentaire détaillant la situation de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi depuis la Conférence ministérielle de l'AIEA sur la surêté nucléaire de juin 2011. Il a également organisé une séance d'information sur l'accident lors de la Conférence Générale de l'Agence.

Le 29 juillet, le Gouvernement a finalisé ses directives gouvernementales pour la reconstruction dans le plus grand respect des propositions formulées par un groupe d'experts pour la reconstruction du Japon et des opinions des exécutifs locaux et autres entités des zones sinistrées. S'appuyant sur ces lignes directrices, le Gouvernement a approuvé le 21 novembre le troisième budget supplémentaire pour un montant de 12 100 milliards de yens. Le 7 décembre, il a adopté la loi visant à la création d'un système de désignation des « zones prioritaires pour la reconstruction ». Les zones ainsi désignées bénéficieront d'un traitement préférentiel pour faciliter le processus de reconstruction, dont des mesures spéciales destinées à rationaliser considérablement la réglementation et les formalités (concernant notamment l'utilisation des sols et l'octroi des droits de pêche) ainsi que des incitations fiscales et financières (comme l'exonération d'impôts sur les sociétés pendant cinq ans pour les entreprises nouvellement créées). Les collectivités locales éligibles souhaitant être reconnues comme zone prioritaire soumettront un plan de reconstruction au gouvernement et le mettront en œuvre s'il est approuvé. Des mesures et incitations spéciales seront appliquées aux entreprises nationales et étrangères sur la base du principe de non-discrimination. Le pays accueille favorablement les investissements étrangers et les visites à l'archipel par les ressortissants étrangers, dont les Français, comme des partenaires de la « reconstruction ouverte ». Ainsi, le Gouvernement japonais a travaillé sans faiblir avec les autorités locales des zones sinistrées vers une reconstruction reposant sur ces directives de base. Nous organiserons aux alentours du 11 mars 2012 une cérémonie commémorative du premier anniversaire de la catastrophe sur les thèmes du souvenir, de la gratitude, et du rétablissement.
Laissez-nous réaffirmer que, même durant ce processus de reconstruction, nous souhaitons réitérer notre gratitude sincère pour l'aide et la sympathie considérables reçues du monde entier.

 

Achèvement de « l'étape 2 » de la feuille de route de Fukushima Daiichi

Les progrès constants vers la reconstruction sont également évidents à travers la bonne voie vers le règlement de l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi de la TEPCO. Dans son rapport du 19 juillet sur l'avancée de la feuille de route citée plus haut, le Gouvernement a confirmé que l'étape 1 - atteindre une tendance constante de réduction des radiations – avait été accomplie. Il a également modifié la feuille de route elle-même en subdivisant l'étape 2 - contrôle des émissions des rejets radioactifs et diminution significative de leurs niveaux – en 10 objectifs, dont notamment la mise des réacteurs en « état d'arrêt à froid » (qui signifie (i) un passage sous la barre des 100°C des cuves des réacteurs, ainsi (ii) qu'un rejet de matière radioactive de l'enceinte de confinement sous contrôle et une exposition du public aux rejets supplémentaires maîtrisée de façon significative) et a reaffirmé la nécessité de coordination entre le gouvernement et la TEPCO afin d'atteindre cet objectif. Dans sa 22ème réunion du 16 décembre, le «Conseil pour la gestion de la crise nucléaire » (Nuclear Emergency Response Headquarters :NERH) a annoncé l'accomplissement de l'étape 2 conformément au calendrier. Il a précisé que les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi avaient été amenés dans un « état d'arrêt à froid » et étaient stabilisés, grâce aux efforts et au dévouement des nombreuses personnes impliquées. Le jour même, le Bureau Intégrée des Gouvernement-TEPCO pour la gestion urgente du NERH a été remplacé par le Bureau Gouvernement-TEPCO pour des mesures de moyen et long terme. Ce nouvel organe formulera une feuille de route de moyen à long terme, et chaque organisme impliqué œuvrera conjointement sur le terrain et dans la recherche et le développement en vue du démantèlement des réacteurs. Nous continuerons à signaler régulièrement les progrès réalisés, nous rendant ainsi pleinement responsables. Nous demeurons déterminés à maintenir un Japon sûr en vue de la communauté internationale.

 

Progrès vers la reconstruction aux yeux du monde

Depuis la catastrophe du 11 mars, nous avons saisi chaque opportunité pour fournir une information rapide et précise à la communauté internationale. Dans le même temps, nous avons demandé à cette dernière de réagir en se basant sur des preuves scientifiques. C'est ainsi qu'un nombre croissant de pays et régions qui avaient d'abord imposé des restrictions transfrontalières sur les importations en provenance de tout ou partie de l'archipel, commencent à assouplir ces mesures. Par ailleurs, de nombreux pays et régions qui avaient mis en place des limitations aux voyages vers le Japon en raison de la catastrophe les ont levées partiellement ou totalement. Ainsi, le nombre de visiteurs étrangers au Japon est sur le chemin de la reprise. Sur la période du 12 au 31 mars, ce nombre avait connu une diminution de 72,7% par rapport à 2010. En novembre, il ne représentait plus que 13,1% en glissement annuel selon les dernières données disponibles. Ces indicateurs objectifs permettent de soutenir le fait que le Japon est sur une voie stable vers le rétablissement et la reconstruction.
Nous nous reconstruisons nous-mêmes. Et nous ne relâcherons jamais nos efforts.


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