ActualitésActualités

Message du gouvernement japonais - Deux ans après le Grand séisme de l'Est du Japon -

Pour le Japon, l'accélération du "processus de revitalisation" est la première priorité nationale. Le gouvernement se concentrera sur les politiques qui favoriseront la reprise économique, la reconstruction et la gestion des crises – les trois « axes majeurs » pour instaurer un changement significatif.

Les trois axes majeurs

1. Reprise économique : La question la plus urgente pour le Japon est la revitalisation de l'économie nationale, garant dans le futur de la stabilité et de la prospérité.

• Caractéristique clé : Plus de 10 billions de yens (env. 106 milliards USD) seront prévus pour stimuler l'économie à travers la création d'emplois, le développement de l'innovation, les efforts en faveur de la reconstruction, le renforcement de la demande intérieure et la création de débouchés internationaux.

2. Reconstruction : Le Japon accélèrera le processus de reconstruction dans les zones sinistrées et déploiera des efforts concertés pour faire du Tohoku une région de nouveau prospère.

• Caractéristique clé : Le cadre budgétaire destiné à la reconstruction a été augmenté de 19 à 25 billions de yens (de 202 à près de 266 milliards USD) pour la période 2011 - 2015. Des financements supplémentaires pour la reconstruction ont ainsi été garantis dans le budget additionnel 2012 et dans le budget 2013.

3. Gestion des crises : Afin d'assurer la mise en place des préparatifs nécessaires pour faire face aux futures crises et autres catastrophes naturelles, le Japon envisage de donner la priorité au renforcement des infrastructures et des établissements publics dans le pays.

• Caractérisitique clé : Le Japon va faire un investissement important de 2,2 billions de yens (env. 23,4 milliards USD) afin de rétablir et de renforcer les infrastructures sociales comme les écoles, les autoroutes et les ponts.

- Les progrès de la reconstruction

1) A ce jour

• Le processus de reconstruction après le séisme enregistre des progrès constants. Juste après le tremblement de terre et le tsunami, quelques 470 000 personnes ont été évacuées. Des logements sociaux ou temporaires ont été mis à disposition de 320 000 personnes déplacées.

• Des initiatives politiques sont également prises pour construire des villes résistantes aux catastrophes, dont la relocalisation groupée dans des localités plus sûres (e.g. en hauteur) des zones résidentielles de 276 communes dans 26 municipalités, ainsi que le nivellement et le terrassement de terrains dans les zones résidentielles de 58 communes dans 19 municipalités.

• Les infrastructures critiques comme les principaux axes routiers et le réseau ferroviaire ont été rétablies rapidement, de même que les services publics essentiels. Ceci comprend la reprise des services dans 165 des 184 hôpitaux touchés (90%) et des classes dans 1 801 des 2 325 écoles (77%).

• Le Japon est décidé à mettre en place des technologies de pointe ainsi que de nouvelles méthodologies dans les initiatives de reconstruction, afin d'assurer le développement durable et l'efficacité écoénergétique des communautés (e.g. projets de « Cité du Futur » à Higashi-Matsushima, etc.), ainsi que l'accès des entreprises nouvellement créées aux dernières découvertes scientifiques et technologiques (e.g. exploitations de fraises à Watari).

• L'écart entre la production industrielle des zones sinistrées et celle du reste de Japon s'est réduit. Les constructeurs automobiles et les autres entreprises frappées par le séisme sont de nouveau opérationnels et aptent à retrouver leur compétitivité à l'échelle internationale.

• La fréquentation touristique a également rebondi. En 2012, près de 8,37 millions de touristes étrangers se sont rendus au Japon, représentant ainsi une reprise significative du secteur (par rapport aux 6,22 millions de touristes étrangers en 2011) et un retour du tourisme entrant à son niveau d'avant la catastrophe. Le Japon est redevenu une destination touristique mondiale.

• Le gouvernement japonais est décidé à adopter une approche concrète pour améliorer la « verticalité et la segmentation » de la structure administrative et mettre en place un certain nombre d'initiatives nouvelles, dont la création d'un Bureau pour la Reconstruction et le Développement à Fukushima.

• En réponse aux besoins supplémentaires des régions directement touchées par la catastrophe, le gouvernement s'est aussi engagé à garantir une augmentation des ressources budgétaires de 6 à 25 billions de yens (env. 266 milliards USD) pendant cinq ans à partir de 2011.

2) A l'avenir

• Le processus de reconstruction continue d'être une des premières priorités du Japon. Désormais, la reconstruction des régions sinistrées et le revitalisation de Fukushima connaitront une accélération significative, en ciblant des enjeux comme la restauration des habitations endommagées, le soutien apporté aux victimes de l'accident nucléaire et la restructuration industrielle.

• L'objectif du Japon est de profiter de la reconstruction pour réaffirmer le potentiel économique du Tohoku dans un contexte plus large de revitalisation du Japon. Les projets de reconstruction dans les zones sinistrées favoriseront la relance économique de l'ensemble de l'archipel.

• Le Japon continuera d'accélérer la mise en place du processus de reconstruction tout en coopérant avec ses partenaires internationaux. Les investisseurs étrangers sont les bienvenus au Japon, notamment dans les régions touchées par le séisme. Un certain nombre d'entreprises internationales ont d'ors et déjà investi dans les zones sinistrées, dans les secteurs des énergies renouvelables, des technologies de l'information et de la communication (TIC) et de la logistique.

- Relations internationales

• Le Japon exprime sa sincère gratitude à ses partenaires étrangers pour leur amitié et leur soutien constant. Le Japon continuera de contribuer activement à la résolution des défis mondiaux. Il espère rendre les bienfaits dont il a bénéficié à travers son engagement continu en faveur des programmes d'aide au développement, des droits de l'homme et de la sécurité humaine.

• Le Japon s'engage à partager avec la communauté internationale les enseignements tirés de la catastrophe de 2011 et du processus de reconstruction qui a suivi. Dans ce but, le Japon a organisé la "Conférence ministérielle mondiale sur la prévention des catastrophes dans le Tohoku" en juillet 2012, le "dialogue de Sendai" en octobre 2012, ainsi que la "Conférence ministérielle de Fukushima sur la sûreté nucléaire" en décembre 2012. Il accueillera également la 3ème Conférence internationale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophes en début 2015 et fera son possible pour établir un cadre d'action post-Hyogo efficace. Le Japon participe ainsi à l'intégration de la réduction des risques de catastrophes aux tentatives pour définir un cadre de développement post-2015.

• En juin 2013, le Japon accueillera la 5ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD V), une rencontre au sommet qui se tient tous les 5 ans et que le Japon avait lancé il y a 20 ans avec ses partenaires africains. Le Japon renforcera ses liens avec les pays africains et continuera de travailler étroitement avec eux à la poursuite d'objectifs communs. Le Japon est convaincu que la TICAD V représentera un nouveau point de départ à cet égard.

• Le Japon fait face à différents défis. Il fournit une réponse proactive à la fois à des enjeux immédiats (reconstruction après le séisme, relance économique et prévention des catastrophes) et à des enjeux de long terme (évolution démographique, passage à une économie « verte », promotion de partenariats économiques de haut niveau à travers un engagement actif dans les négociations APE/ALE avec une sélection de pays stratégiquement importants pour le Japon). Le Japon entend devenir un leader dans les réponses destinées à relever ces défis mondiaux.


barre de menu gauche
  • 2016
  • 2015
  • 2014
  • 2013
  • 2012
  • 2011
  • 2010
  • 2009
  • 2008
  • 2007
  • Relations bilatérales