Accueil > Actualité de l'Ambassade > 2008 > Allocution de Monsieur l’Ambassadeur IIMURA à l’occasion de la remise du Prix KONISHI à la Résidence le 14 novembre 2008
Monsieur le Président,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Je suis très heureux de vous accueillir en ma Résidence à l’occasion de la treizième édition du Prix franco-japonais de la traduction littéraire de la Fondation Konishi pour les Echanges Internationaux et j’aimerais tout d’abord adresser mes plus sincères félicitations au lauréat, Monsieur Jérôme DUCOR.
Ce prix, créé en 1994, vit son origine des dernières volontés de l’éminent écrivain que fut Yasushi INOUE aux fins de récompenser des travaux de traduction de chaque pays : français/japonais et japonais/français. Depuis 13 ans ce prix perpétue cette initiative en encourageant les traducteurs et en participant au développement de la japonologie en France. Je saisis cette occasion pour apporter ici le témoignage de ma profonde gratitude envers la Fondation Konishi et je remercie très sincèrement son Président, Monsieur Ryusaku KONISHI, venu tout spécialement du Japon pour cette cérémonie. J’aimerais également exprimer toute ma reconnaissance aux membres du jury qui ont eu la lourde et délicate tâche de délibérer autour d’ouvrages d’une extrême précision malgré un emploi du temps très chargé
Je voudrais maintenant évoquer la traduction de Monsieur DUCOR « Le gué vers la Terre Pure, Senchaku-shû ». Ce livre a été écrit par Hônen, fondateur d’une école de bouddhisme « L’école de la Terre Pure » à la demande d’un de ses disciples afin d’en définir les principes. Monsieur DUCOR s’est appliqué à traduire cet ouvrage de manière à rendre accessible à un grand nombre de Français l’enseignement de Hônen contribuant en cela à enrichir les études japonaises en France dont on constate une forte évolution principalement dans le domaine des religions. Je me réjouis aussi que ce prix ait couronné la traduction d’un document qui permet à une pensée japonaise ancienne de 800 ans d’être approchée aujourd’hui par un large public et je tiens à saluer ici les mérites du lauréat.
Comme vous le savez, cette année marque le 150ème anniversaire des relations franco-japonaises et plus de 700 manifestations sont organisées en France. Je souhaite qu’à l’occasion de cette année commémorative, ce prix favorise encore davantage le rayonnement de la japonologie en France et permette de renforcer les liens académiques entre les deux pays.
Pour conclure, permettez-moi de congratuler à nouveau Monsieur DUCOR pour qui je forme des vœux de grands succès dans ses prochains projets.
Je vous remercie de votre attention.