Relations bilatérales

Conférence d'examen 2010 du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP)

Du 3 au 28 mai 2010, la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s’est tenue au siège des Nations Unies à New-York, au terme de laquelle fut adopté un texte final incluant un « plan d’action » concret. Les principaux résultats de cette conférence comprennent (1) l’introduction d’une mention directe en faveur de la réalisation d’un « monde sans armes nucléaires », (2) la reconfirmation d’un « engagement sans équivoque » en matière de désarmement nucléaire, (3) la demande faite aux pays nucléaires de présenter les progrès réalisés en faveur d’un désarmement concret au comité préparatoire de la conférence de 2014 et (4) un accord sur des mesures réalistes relatives à l’application de la Résolution de 1995 sur le Moyen-Orient (p.ex. la décision en faveur de l’organisation d’une conférence internationale en 2012).

Le Secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères de l’époque, M. Tetsuro FUKUYAMA, assista au débat général en tant que chef de la délégation japonaise. Dans sa déclaration du 4 mai 2010, M. FUKUYAMA mit l’accent sur les mesures concrètes en faveur du désarmement nucléaire proposées conjointement par le Japon et l’Australie, sur l’universalisation du Protocole additionnel, sur la résolution de la question nucléaire de la Corée du Nord et de l’Iran et sur l’importance de la coopération internationale pour l’utilisation civile de l’énergie nucléaire. Le Japon présenta quatre documents de travail portant respectivement sur les mesures pratiques en faveur du désarmement et de la non-prolifération nucléaires (Proposition conjointe Japon-Australie), sur le renforcement des mesures de garantie de l’AIEA, sur les programmes de coopération technique de l’AIEA et sur l’éducation pour le désarmement et la non-prolifération nucléaires. Les efforts du Japon lui valurent le soutien et les encouragements de nombreux pays, permettant ainsi à ces documents de travail de servir de base aux discussions de la Conférence.

Durant l’étape finale de la Conférence, le Japon lança également à l’initiative du Ministre des Affaires étrangères OKADA, et en partenariat avec ses homologues australien, autrichien, allemand, sud-coréen ainsi que le Ministre du désarmement et du contrôle des armements de Nouvelle-Zélande, un appel d’urgence des Ministres pour la solidarité des États parties en vue d’un consensus.

Le Japon se félicite de l’adoption consensuelle d’un document final concernant les points suivants :

  • a) Bien que des divergences d’opinion subsistent entre les pays nucléaires et non-nucléaires, ainsi qu’entre les pays développés et en développement, l’ensemble des États parties partageaient le même sentiment d’urgence que cette conférence ne devait pas s’achever de la même manière que celle de 2005, et ont réussi à faire des compromis pour parvenir à un consensus. La sauvegarde du régime du TNP, qui était en pleine crise, a donc une grande signification.
  • b) L’adoption par consensus d’un « Plan d’action » pour chacun des trois piliers du TNP (désarmement nucléaire, non-prolifération nucléaire, utilisation civile de l’énergie nucléaire) représente une avancée importante qui dépasse le document final de la Conférence de 2000.
  • c) Les quatre documents de travail présentés par le Japon, dont le contenu se refléta largement dans le document final, ont grandement contribué à l’élaboration d’un consensus.
  • d) La bonne mise en place du Plan d’action sur la base du multilatéralisme par chacun des États parties devrait contribuer au renforcement du régime international de non-prolifération nucléaire fondé sur le TNP.

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