Relations bilatérales

Troisième réunion de l'Initiative de non-prolifération et de désarmement : vers un monde à moindre risque nucléaire (21 septembre 2011)

Le 21 septembre, la troisième réunion de l'Initiative de non-prolifération et de désarmement (NPDI) a été organisée par la mission permanente du Japon auprès de l'ONU. Menée par le Japon et l'Australie, cette rencontre, constituée d'un groupe de différents pays intéressés par la non-prolifération et le désarmement, a été lancée en septembre 2010 durant la conférence de l'Assemblée générale des Nations Unies. Cette réunion ministérielle fait suite à la précédente qui s'est tenue à Berlin en avril 2011 et était parrainée et coprésidée par le Japon et l'Australie. L'objectif était de dresser un bilan, un an après la formation du groupe, et de discuter des futures orientations.

En début de séance, le ministre des Affaires étrangères GEMBA a souligné que des résultats constants avaient été obtenus, comme la proposition d'un projet de formulaire de rapport sur la réduction des armes nucléaires, par la NPDI, dont l'objectif est de (a) servir d'intermédiaire entre les pays détenteurs de l'arme nucléaire et les autres, et (b) mener les débats mondiaux sur le moyen et long terme pour créer un monde à moindre risque nucléaire. En outre, le ministre GEMBA a précisé que la NDPI est devenue une entité qui attire désormais l'attention de la communauté internationale grâce aux débats vivants des deux premières sessions entre les pays participants. Dans le domaine de la non-prolifération et du désarmement, de nombreuses questions restent à résoudre, notamment l'ouverture immédiate des négociations sur un traité interdisant la production de matières fissiles pour les armes nucléaires (FMCT), et le ministre GEMBA a également insisté sur l'importance d'adopter une position qui mette davantage l'accent sur l'action concrète dans le cadre de l'approche de la première session du Comité préparatoire de la Conférence d'examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) prévue en 2012.

Six des dix ministres des Affaires étrangères de la NPDI ont assisté à la réunion du fait de sa prise d'ampleur sur la scène internationale et ont pu ainsi discuter chaque sujet de manière concrète et approfondie. Le fait que les ministres aient pu débattre pleinement des mesures concrètes à adopter, notamment le projet de formulaire de rapport sur la réduction des armes nucléaires et l'ouverture immédiate des négociations sur le FMCT, constitue une véritable avancée car ces sujets sont tous deux importants pour notre pays. De plus, les pays participants ont tous reconnu la nécessité de choisir rapidement le pays d'accueil et le facilitateur pour la Conférence sur l'établissement d'une zone exempte d'armes de destruction massive au Moyen-Orient en 2012, qui fait suite aux résultats de la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération de 2010. Il se sont également accordés sur l'importance d'une approche globale impliquant l'ensemble des acteurs, ce qui est très significatif vu que la Turquie, pays qui joue un rôle important dans l'avancée du débat sur ces points, devrait accueillir la 4ème Conférence de l'Initiative de non-prolifération et de désarmement au printemps prochain. En outre, une déclaration commune a été approuvée à l'unanimité sur les points suivants: (a) donner une plus grande transparence au processus de diminution des armes nucléaires, notamment en partageant avec les cinq nations équipées de l'arme atomique le formulaire de rapport sur la réduction des armes nucléaires ; (b) soutenir la résolution que le Canada souhaite soumettre à la première session du Comité de l'Assemblée générale des Nations Unies pour sortir de l'impasse de la Conférence du désarmement (CD) concernant l'ouverture des négociations sur le FMCT ; (c) partager leurs expériences en vue de l'universalisation des protocoles additionnels de l'AIEA ; (d) faire des propositions concrètes sur le renforcement du contrôle des exportations ; (e) soutenir les efforts de consolidation du système mondial de non-prolifération et de promotion de la création de zones exemptes d'armes nucléaires comme méthode de contribution à leur réduction ; (f) encourager activement une éducation prônant la non-prolifération et la réduction des armes ; et (g) prendre conscience des bénéfices pour les citoyens du système de vérification du Traité d'Interdiction complète des essais nucléaires (TICE) et poursuivre les engagements vers la ratification de ce dernier.


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