Relations bilatérales

 Le 20ème Sommet Japon – Union européenne. Affirmation de leur solidarité et la volonté de renforcer leurs relations politiques et économiques

 Le 28 mai 2011, le 20ème Sommet Japon – Union européenne s’est tenu à Bruxelles en présence du Premier ministre japonais Naoto KAN, du Président du Conseil européen Herman Van ROMPUY et du Président de la Commission européenne José Manuel BARROSO. Les participants ont réaffirmé la solidarité entre le Japon et l’Union européenne suite au grand séisme de l’Est du Japon et exprimé leur volonté de renforcer les relations nippo-européennes dans les domaines politique et économique. Ce sommet a également accueilli le 2ème concours nippo-européen de haïku en langue anglaise, qui fut l’occasion d’échanges nippo-européens à travers la culture japonaise. Depuis, lors de la conférence de presse conjointe qui fit suite au Sommet, le Président Van ROMPUY a présenté son haïku et exprimé sa solidarité avec le Japon.


2011, année de la solidarité et du kizuna (lien d’amitié)
 L’Union européenne a proposé de donner à cette réunion le nom de « Sommet Kizuna » (liens d’amitié, en japonais) et présenté ses condoléances pour les dégâts que le Japon a subis suite au grand séisme de l’Est du Japon du 11 mars dernier. Les dirigeants japonais et européens ont également convenus que le développement et le renforcement des coopérations et des liens d’amitié entre le Japon et l’Union européenne en tant que partenaires mondiaux qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes principes fondamentaux, contribueraient à la paix et à la prospérité mondiales. Pour sa part, le Premier ministre KAN a remercié l’Union européenne pour son aide chaleureuse et ses messages de solidarité suite à la catastrophe.


Renforcement global des relations Japon – UE
Les dirigeants japonais et européens se sont entendus pour lancer le processus de négociations d’un accord de partenariat économique (APE) approfondi et global qui engloberait l’ensemble des questions importantes communes aux deux parties comme les tarifs douaniers, les barrières non-tarifaires, les services, les investissements, la propriété intellectuelle, la concurrence et les marchés publics. Ces mêmes dirigeants se sont accordés non seulement sur un renforcement des relations nippo-européennes dans le domaine économique, mais également sur l’importance de développer durablement la coopération bilatérale dans le domaine politique. Ils se sont ainsi mis d’accord pour entamer le processus de négociations d’un accord similaire à une APE qui couvrirait les domaines politiques. Concrètement, ces collaborations concerneront des domaines tels que la sûreté nucléaire et la gestion des catastrophes, la sécurité, l’aide à l’Afghanistan en matière de sécurité, de réunification et de développement, ainsi que la lutte contre la piraterie. Face à la demande formulée par le Premier ministre KAN que les restrictions sur les produits japonais mises en place par l’Union européenne reposent sur des preuves scientifiques et que ces dernières soient assouplies, les dirigeants européens ont reconnu la nécessité de prendre des mesures de restrictions basés sur des preuves et des faits scientifiques.


Un partenariat pour apporter une réponse aux enjeux mondiaux et aux situations de la communauté internationale
Les dirigeants japonais et européens ont procédé à un échange d’opinions sur de nombreux enjeux mondiaux comme la sûreté nucléaire, les énergies, le changement climatique et l’économie mondiale. Ils se sont notamment entendus sur la dynamisation des coopérations dans le domaine de l’énergie et dans le maintien dans le monde du plus haut niveau de sûreté nucléaire, à la lumière de la situation sur le site de la centrale de Fukushima Dai-ichi et suite au grand séisme de l’Est du Japon.
Le Premier ministre KAN a expliqué que la nouvelle politique énergétique du Japon reposerait sur les quatre domaines de l’énergie nucléaire, des énergies fossiles, des énergies vertes et des économies d’énergie. Sur la question de l’énergie nucléaire, M. KAN a exprimé son intention d’améliorer la sécurité des installations japonaises sur la base d’une analyse complète des causes de l’accident survenu à Fukushima.
Les participants au sommet ont également discuté en vue de renforcer les coopérations pour apporter des solutions aux principaux enjeux régionaux, tels que la situation en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la question du nucléaire iranien, la fabrication par la Corée du Nord d’uranium enrichi, la question de l’enlèvement de ressortissants japonais par le régime de Pyongyang et les relations avec la Chine.


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