Relations bilatérales

 2ème Conférence des Ministres des affaires Étrangères sur la non-prolifération et le désarmement nucléaire : propositions concrètes en vue d’une « réduction du risque nucléaire »

Le 30 avril, la 2ème Conférence des Ministres des affaires Étrangères sur la non-prolifération et le désarmement nucléaire a réuni à Berlin 10 pays de différentes régions du globe ne possédant pas l’arme atomique (Australie, Canada, Chili, Allemagne, Japon, Mexique, Hollande, Pologne, Turquie et Émirats Arabes Unis), sous la Présidence de M. Guido WESTERWELLE, Ministre des affaires Étrangères allemand. Y a également participé M.Takeaki MATSUMOTO, Ministre des affaires Etrangères du Japon.

Les propositions du Japon
En ouverture, M. MATSUMOTO a remercié tous les pays participants pour leur soutien suite au grand séisme de l’Est du Japon. Il a déclaré que la situation à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi était désormais dans sa phase de résolution et que le Japon comptait analyser minutieusement cet incident, afin d’en tirer tous les enseignements et d’en partager les conclusions avec la communauté internationale dans la plus grande transparence. Il s’est ensuite félicité que les travaux des 10, dont le mot d’ordre est la « réduction du risque nucléaire », soient maintenant passés au stade de leur concrétisation. M. MATSUMOTO a évoqué en particulier l’ouverture de négociations en vue d’un traité sur l’arrêt de la production des matières fissiles (FMCT), les garanties de transparence sur la réduction des arsenaux nucléaires, et l’importance des tentatives actuelles en matière de non-prolifération des armes nucléaires. Il a invité les ministres des 10 pays participants à associer leurs projets politiques, et à passer à l’action sur la base de propositions concrètes.

 

La déclaration de Berlin :
L’issue de la Conférence a vu les participants réaffirmer l’importance de la réduction des risques et du renforcement de la sûreté nucléaire, ainsi que la décision de s’en tenir consciencieusement aux accords de la Conférence des Parties chargée d’examiner le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 2010 et la nécessité du renforcement de la sûreté nucléaire. Un document final, la « déclaration de Berlin », a été adopté à l’unanimité par l’ensemble des pays participants. Il porte notamment sur l’ouverture prochaine de négociations pour un traité sur l’arrêt de la production des matières fissiles, une entrée en vigueur rapide du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICEN), l’élaboration d’une forme standard pour les rapports sur l’avancement du désarmement des pays possédant la bombe atomique (amélioration de la transparence), et contient également des propositions concrètes pour la généralisation du protocole additionnel de l’AIEA.

 

Réception :
Cette conférence, qui a réuni les Ministres des affaires Étrangères de 6 pays sur les 10 participants, a su entretenir l’élan de la Conférence des Parties chargée d’examiner le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires de 2010. La déclaration de Berlin se veut d’ailleurs l’affirmation devant la communauté internationale d’une forte volonté politique d’accélérer l’application du plan d’action qui y avait été arrêté. Cette conférence a en particulier été l’occasion d’approfondir les discussions entre les ministres participants sur des points essentiels tels que le traité sur l’arrêt de la production des matières fissiles, la forme standard des rapports sur l’avancement du désarmement et la généralisation du protocole additionnel de l’AIEA. Elle a également débouché sur des propositions concrètes quant aux orientations futures.
Il a été convenu que la prochaine conférence, qui portera sur l’avancement des processus engagés concrets, aurait lieu juste avant la session de septembre de l’Assemblée générale des Nations Unies.


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